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Moi mais pas que...

Freelance, 3 mois après…

Rédaction web Community Manager Freelance Laure Castel

Depuis le 1er avril, je suis officiellement « sans emploi ». Cette situation tant redoutée par la majorité des gens, et bien je dois vous l’avouer, cela fait quelques années que j’en rêve !

A l’orée de mes 40 ans déjà, je rêvais de négocier une rupture conventionnelle avec mon employeur de l’époque pour « me mettre à mon compte »… Sans trop savoir ce que je mettais derrière ces mots…

Et justement comme ce n’étais pas très clair, j’ai opté pour la carte de sécurité. J’ai changé de job, une fois. Et puis deux fois. La fois de trop j’ai envie de dire puisque finalement ça ne s’est pas bien passé. Et me voilà demandeuse d’emploi (on ne dit plus chômeuse) depuis le 1er avril (et ce n’est pas un poisson d’avril !).

Depuis que je suis donc officiellement à la maison, j’ai eu le temps de réfléchir à ce que je voulais, vraiment, au fond de moi. Et ce que je veux faire c’est bosser et de m’organiser comme j’en ai envie. Je sais que c’est un luxe mais pourquoi pas essayer ?

Mon offre est aussi multiple que je le suis. Je peux :

  • créer un site vitrine sous wordpress,
  • rédiger des contenus web,
  • animer des réseaux sociaux,
  • mettre en place des partenariats avec des blogs,
  • faire des photos…

Et c’est ce qui me plait : ne pas être réduite à un seul métier, quand je peux faire mille choses différentes ! Et ne pas être travailler avec un seul employeur quand je peux travailler avec plusieurs et donc voir plusieurs registres différents.

J’ai donc commencé à regarder du côté des sites qui permettent à des freelances de répondre à des missions et de rencontrer des clients. Et puis j’ai activé le bouche à oreilles, relancer le réseau… Le mois d’avril a été consacré à cela.

Bien sûr il ne s’est rien passé les premiers temps. Et puis mai est arrivé et j’ai commencé à avoir des demandes, aussi diverses et variées que la réalisation d’un site internet, la mise en place de partenariats avec des blogs pour une marque de savons, des shooting photos pour les éditions Larousse, du community management pour du vin… Tous n’ont pas abouti… En fait seul le dernier n’a pas abouti… Et quand j’y repense, c’est aussi bien, car je n’avais pas vraiment accroché avec les personnes rencontrées.

En juin, les choses ont commencé à ralentir. Les missions de mai sont arrivées à leur terme. La perspective de la pause estivale s’est annoncée. J’ai eu des contacts, mais pour des choses qui se feront plutôt « à la rentrée »… Et encore, si elles se font. Je reste très prudente car rien n’est signé, rien n’est officiel. C’est un peu ce qui est déroutant lorsqu’on est freelance. On ne sait pas de quoi demain sera fait. Il faut constamment remettre son ouvrage sur le métier. Et chercher, toujours, et encore de nouveaux clients, de nouvelles missions…

Juillet s’annonce calme. Bien que j’ai peut-être une mission un peu longue qui arrive… Mais pour le moment je préfère ne pas en parler.

Pour le moment toutes ces missions ponctuelles ne me permettent de vivre sans l’aide de mes indemnités du Pôle Emploi. Mais elles me donnent l’espoir que mon rêve d’indépendance est là, à portée de main ! Qu’il suffisait de me lancer pour y croire !

Alors bien sûr tout n’est pas de tout repos lorsqu’on est à son compte. Une de mes sources d’angoisse, c’est le client qui ne sait pas que ce qu’il veut. « On » lui a dit qu’il fallait un nouveau site internet, « on » lui a dit qu’il fallait publier régulièrement de nouveaux contenus pour être vu (on ne sait pas d’ailleurs qui est le « on »). Alors « ok, des contenus pour dire quoi ? », « ben heu, je sais pas, pour parler de nous, de notre activité quoi, vous voyez… » ok ! Et puis en creusant un peu, on se rend compte qu’il veut des contenus, mais également de la gestion de site, et puis de la visibilité sur les réseaux sociaux, parce qu’il n’y croit pas à Facebook et toussa, mais « on » lui a dit qu’il fallait y être, alors il veut y être…
En fait pour ces clients-là, j’ai l’impression que le freelance est le Sauveur qui va tout résoudre : trouver une stratégie de communication, s’occuper de la maintenance du site, gérer les équipes en interne, relayer les infos sur les réseaux sociaux, faire le café et passer l’aspirateur… ah non là je m’égare !
En tout cas, je vous avoue que je ne me sens pas encore à l’aise face à ce genre de situation. Je stresse de ne pas être à la hauteur car j’ai peur de ne pas me faire comprendre (vu qu’ils ont du mal à exprimer leurs besoins), j’ai peur, s’ils acceptent, de ne pas être à la hauteur de leurs attentes… Bref ce sont des nuits d’angoisse et de torture pour l’esprit, je le reconnais…

Mais une des choses que j’apprécie énormément, c’est de pouvoir refuser une mission